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en recherchant encore quelque petits truc je suis tombé comem toujours sur ce site francais vraiment exellent sur nirvana :
le lien donne accé a un article de presse sur le fameux film suivis d'un autre article sur le dvd nevermind ( et en plus ca me permet de faire une petite transition vers ce fameux dvd que j'ai regardé deja 2/3 fois hier mdr )

lien vers total nirvana <=======

# Posté le lundi 06 juin 2005 06:35

last day

waou je suis bien partie sur last day mdr , pour finir avec le sujet voici quelque critiques de differentes personne , histoire que vous ayait plusieur avis :


Synopsis : Jeune musicien adulé, mais replié sur lui-même, Blake (Michael Pitt) rentre chez lui. Dans une grande maison en mauvais état, proche de la forêt de conifères d'où il surgit, Blake retrouve quelques connaissances. Ces dernières gravitent autour de la star sans but précis, mais dans un état de somnambulisme toutefois moins avancé qu'elle. Marmonnant et fuyant tout contact, Blake semble fléchir sous le poids de la célébrité. Il n'est plus capable d'autre chose que de déambuler, alors que ses managers tentent une nouvelle fois de l'embarquer dans une lucrative tournée mondiale. Il regarde, écoute, et attend la délivrance.


Critique : Dédié au chanteur Kurt Cobain, « Last Days » s'inspire, comme « Elephant » et « Gerry », de faits évoqués dans les journaux, afin de développer une variation libre et plastique sur un sujet qui n'est pas essentiellement mélodramatique. Pathétique, lunaire ou, une nouvelle fois, inspiré de figures modernes et proprement américaines (de Beckett à Tennessee Williams, Gus Van Sant n'admire pas que Bela Tarr !), Blake est un personnage opaque et édifiant, évoluant dans un univers où les éléments semblent aussi palpables qu'abstraits. En l'observant, Gus Van Sant cite quelques sommets du cinéma dont il s'est déjà inspiré par le passé. « Psychose » et « Shining » ressurgissent notamment par le biais de l'immense et sinueuse demeure isolée, une trouvaille essentielle qui devient quasiment le personnage principal du film. En remodelant aussi les éléments de sa propre filmographie, il parvient toutefois à éviter le systématisme, ou pire encore, à créer son propre académisme.

Dans « Last Days », la mise en scène n'est en effet pas aussi régulière que dans le très célébré « Elephant », elle est plus libre et éclatée. Là où l'on pouvait se figurer l'architecture du lycée, choisi comme décor principal d'« Elephant », grâce aux trajets de la caméra, les déambulations de Blake sont plus hiératiques, tout comme la composition du récit. Le film d'horreur, le film rock, le mélodrame ou la comédie noire deviennent autant de propositions qui aèrent la structure du film, sans que celui ne se délite vraiment. Plus que de la routine, Gus Van Sant est une nouvelle fois sur le terrain de l'expérimentation. Tout ne procède cependant pas d'un égal bonheur. Si le thème de l'usurpation, taraudant un Blake qui n'assume plus le cirque médiatique, est finement amené par l'histoire du faux magicien chinois, certaines autocitations (l'anecdote sur « Gerry », dans la salle de concert) ou le désir de changer de peau, abordé par le biais du travestissement, s'avèrent un peu plus arbitraires. Mais il y a à l'½uvre un sens de l'absurde ou de la cruauté et une esthétique du mauvais goût pour le moins habile, qui font de « Last Days » une jolie méditation vénéneuse, qu'il convient de ne pas prendre avec trop de cérémonie pour l'apprécier au mieux.





Synopsis : Musicien replié sur lui-même, Blake (Michael Pitt) traverse les derniers jours de sa vie comme un somnambule. Il surgit sans cesse de sa grande maison de pierre pour errer dans la forêt, tente ainsi d'échapper à l'énorme pression qu'exercent sur lui son manager, ses amis, bref, tout son entourage.

Critique : "Last days" commence en pleine nature, près d'une petite cascade. Dans un plan d'ensemble pris de l'autre bord, on voit un jeune homme aux longs cheveux blonds, vêtu seulement d'un pantalon de pyjama et d'un tee-shirt. Il retire tout, sauf son caleçon, et nage quelques instants. Puis il déambule à travers la forêt, passe la nuit près d'un petit feu de camp où il se réchauffe et fait sécher ses vêtements. Au matin, il prend le chemin du retour. La caméra le suit au plus près. Il arrive à hauteur d'une grande maison de pierre, y entre. C'est là qu'il vit, manifestement. Dans la cuisine, il prépare son déjeuner. Puis il range les corn-flakes dans le frigo, laisse le lait sur la table... Son comportement paraît confus. Sur le frigo, une fiche indique « Le fusil est en haut dans la chambre ». Jusqu'ici, le jeune homme blond peut passer pour un tire-au-flanc qui se la coule douce. Impossible encore de deviner qu'il s'agit d'un musicien génial qui fléchit sous l'énorme poids de la célébrité. Mais peu à peu, les choses se précisent...

Avec ses trois derniers films "Gerry" (2002), "Elephant" (203) et maintenant "Last days", le cinéaste américain indépendant Gus Van Sant a créé un cinéma qui exige du spectateur une perception nouvelle. Pour "Elephant", où il revient sur le massacre du lycée de Columbine à Littleton, le cinéaste a reçu la Palme d'Or à Cannes. Il est ainsi parvenu à concevoir des films qui interpellent autrement le spectateur, et font appel à une autre partie du cerveau que ce qui est habituellement le cas. Avec ses montages sonores très travaillés, l'absence quasi-totale d'intrigue et de dramaturgie, il parle plus au subconscient du spectateur qu'à son esprit conscient. Ces films ne livrent pas de thèse « prête à consommer », ils soulèvent plutôt des questions, suscitent des états d'âme. Ils font vivre au spectateur une expérience fascinante, pourvu qu'il s'y abandonne et fasse preuve d'un peu de patience.

"Last days" s'inspire des derniers jours du chanteur du groupe Nirvana Kurt Cobain avant son suicide en 1994 à Seattle. Mais Gus Van Sant n'a pas fait de recherches approfondies sur la mort du chanteur, car son intention n'était pas de faire un documentaire, mais plutôt de s'inspirer librement de faits réels. Son film est comme un poème triste et troublant qui se décline en plusieurs actes. Faisant preuve d'une grande finesse, le cinéaste ne montre ni scènes de prises de drogue ni celle du suicide proprement dit. Il se concentre totalement sur l'état de somnambulisme de Blake – évidemment provoqué par la drogue – et le suit sans relâche dans les pérégrinations de ses dernières heures. « Le succès, c'est subjectif », dit Blake dans le film à l'un de ses amis. Ce succès, Blake le paie au prix fort, au prix de sa vie.

# Posté le lundi 06 juin 2005 05:25

Interview

je l'ai toujours dit et le dirait encore : arte est vraiment la seule chaine tv potable qu'on puisse capter sans le cable !
la preuve : super interview de gus van sant :

ARTE : Si je disais Kurt Cobain, que répondriez-vous ?

Gus Van Sant : Ce que je sais de Kurt Cobain, je l'ai lu en majorité dans la presse. Ce film tire effectivement son origine de sa mort, mais en s'appuyant sur ce que les journalistes en ont dit, pas sur ce que j'aurais pu savoir de lui. J'avais eu quelques aperçus lorsque je les avais rencontrés, lui et Courtney. Certains membres de ce groupe d'artistes du nord-ouest étaient connus dans le monde entier. Bien avant sa mort, on parlait déjà de la “Scène de Seattle”, que je connaissais un peu, mais surtout par les articles de journaux. Lorsque j'ai rencontré Kurt et Courtney, elle lisait un magazine qui parlait d'autres groupes de Seattle : l'article parlait d'autres groupes qui parlaient de son groupe, et Courtney se livrait à un monologue très amusant. Je ne comprenais pas ce dont ils parlaient, car c'était trop spécifique : des groupes qui racontaient des choses sur d'autres groupes dans des halls d'hôtels. Mes informations, même notre rencontre, viennent donc surtout des médias

Est-ce que “Last Days” est la troisième et dernière partie d'une trilogie ?

Oui ; je pense que “Gerry”, “Elephant” et “Last Days” ont les mêmes intentions stylistiques. Ces films racontent trois types différents de morts : “Gerry” montre une mort par exposition à l'environnement, “Elephant” un meurtre avec préméditation, et “Last Days” est un suicide. Ce sont trois aspects de la mort. C'est aussi une interrogation: va-t-il mourir ? Est-il déjà en train de mourir ? Sa perte contribue-t-elle à sa mort ? Dans le film, ce sont des questions, pas des affirmations.

Comment travaillez-vous avec la bande-son ?

Dans “Gerry”, nous avions fait des boucles sonores avec des éléments que l'on trouve dans les jeux vidéo, qui créent des bases sonores qui propagent. Dans “Elephant”, j'ai pris de la musique concrète et je l'ai intégrée dans le film. Cela m'a plu, j'avais toujours eu envie de mettre de la musique concrète dans un film, mais c'était la première fois que je pouvais le faire. A certaines époques, qui ont duré longtemps, cela ne posait pas de problème de mettre la bande-son sur le film, juste comme ça. C'était la même chose pour “Last Days”. Nous nous sommes contentés d'ajouter des morceaux de musique, un peu comme si on accompagnait le film par de la musique, à cette différence près que la musique était faite de son.

Qui est Michael Pitt ?

C''est un acteur (rire). On le compare à Leonardo DiCaprio et River Phoenix : ce sont des acteurs américains jeunes, blonds, aux idées arrêtées. Il fait effectivement partie de cette catégorie.

Il a joué, pendant le tournage ?

Oui. Tous les enregistrements sont live.

Mais il joue, comme jouerait un garçon dans la rue ?

Oui. Nous jouons tous.

Ce film raconte-t-il l'histoire d'un garçon perdu dans le noir, ou est-il en marge, “on the wild side”, pour reprendre les paroles de la fameuse chanson de Lou Reed?

Ce film parle d'un garçon qui retourne chez lui et cherche un endroit pour être seul. D'autres personnes s'y trouvent, et il n'arrive pas à être vraiment seul. Il va donc dans l'autre petite maison pour les fuir. Il s'efforce d'éviter les gens, mais n'arrive pas à trouver un moyen pour être vraiment seul. Mais c'est sa maison, il n'est pas vraiment en marge, il retourne juste chez lui.

Est-ce que c'est la fin de la route, pour lui ?

Oui. Il cherche un foyer, mais a du mal à en trouver un.

Est-ce dur pour tout le monde ?

Cela concerne beaucoup de gens.

Vous aussi ?

Je suppose, oui.

Le sujet de ce film est-il la société américaine ?

Pas autant qu'”Elephant”. C'est avant tout un film sur la révolution industrielle, qui s'est produite dans le monde entier, et qui n'est pas spécifique aux Etats-Unis d'Amérique. Un grand nombre de scènes figurent une situation idyllique qui s'interrompt, comme la première image du train qui arrive. La maison dans laquelle nous avons tourné a été construite par un baron des chemins de fer de l'Illinois. Un grand nombre d'images, de sentiments et une bonne partie de l'ambiance font référence à cette industrie. Le commercial des Pages Jaunes, qui pense vendre des pièces pour locomotive, ce qui pourrait être un mot de code pour du heavy metal, à moins qu'il ne soit représentatif de l'industrie américaine. L'industrie européenne, l'industrie japonaise et l'industrie américaine sont toutes présentes dès le départ, elles inventent le moteur à vapeur, les usines textiles, les scieries, etc.

Qu'est-ce que cela vous fait de vous retrouver à Cannes, deux ans après avoir remporté la Palme d'or ? Ce n'est pas trop dur ?

Gus Van Sant : Non.

Non ? Vous n'avez pas peur ?

Non, mais je n'avais pas non plus peur avant.

Quel est votre point de vue personnel sur ce film ?

Sur le film dans son ensemble ? Je ne sais pas. J'ai travaillé si longtemps dessus qu'il m'est difficile de parler d'un point de vue sur le film. L'idée que j'en ai aujourd'hui est noyée dans des années de travail, dix ans, peut-être. C'est un peu confus, et maintenant, le film est terminé, je n'ai donc pas vraiment un point de vue. Mais si je devais en exprimer un, je dirais que je me souviens de toutes les choses sur lesquelles nous avons travaillé. Le film exprime un grand nombre de points de vue différents, et le mien se trouve mélangé avec des interprétations de toutes ces choses. C'est difficile et cela entraîne un peu la confusion de parler d'un point de vue.

Est-ce que c'est une histoire imaginaire ? Une histoire vraie ? Un récit ?

C'est tout cela à la fois. C'est un récit avec de l'imagination qui relève de la fiction. Le film relate quelque chose, mais il le fait d'une façon similaire à celle du documentaire dramatisé (docu-drama). On imagine tout en gardant la réalité à l'esprit. Ce n'est pas de la pure fiction. Je suppose que tous les films sont ainsi, mais dans ce cas précis, le film s'appuie sur des faits réels. Le terme de docu-drama est un peu bizarre, et je n'aime pas l'employer, mais cela résume bien le film. A mon avis, le docu-drama est en partie d'origine française. Je citerai “Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000”, qui fait partie de ce genre de films des années 1960 – 1970. C'étaient des sortes de récits, qui racontaient quelque chose qui s'était effectivement produit (dans le cas, la vie en communauté).

S'agit-il également d'un récit sur cette maison, cette anti-maison, très belle et horrible à la fois ? Cette maison du type “Psychose” ?

Cette maison du type “Psychose” ? Oh... je suppose que vous voulez dire qu'elle ressemble à la maison de “Psychose”, effectivement.

Comme “le secret derrière la porte” ?

Je n'y avais pas réfléchi dans ces termes auparavant, mais quand des gens vivent dans une maison, elle commence à prendre une personnalité. Généralement, une maison a un aspect sinistre. Je ne suis pas parti de cette base, je me suis toujours appuyé sur des choses que je connaissais : des maisons dans lesquelles j'avais vécu, que j'avais visitées. Pas du style de la maison de “Psychose”, qui est une métaphore représentant quelque chose d'autre, quelque chose de malsain.

Votre film montre une sorte de chasse , n'est-ce pas ?

Vous voulez dire une chasse sexuelle ? Je ne sais pas. Qui chasserait qui ?

La caméra ?

Bonne question, mais je n'en sais rien. Pourquoi pas ?

# Posté le lundi 06 juin 2005 05:22

last day , la bande son

last day , la bande son
Au moment de sa première collaboration avec Gus Van Sant, Michael Pitt commençait déjà à gratter la guitare façon Kurt Cobain. Le temps que l'idée du film Last Days mûrisse, le jeune américain aux yeux perdus et aux cheveux sales de toute star du grunge qui se respecte a pu progresser, et la BO de Last Days est l'occasion de profiter de ses compositions douloureuses. Même si on a souvent tendance à associer à l'excès les acteurs et le personnage qu'ils interprètent, le bouche-à-oreille a cette fois raison. Il y a bel et bien de la graine de chanteur de rock derrière les yeux bleus piscine de Michael, dont le timbre de voix est d'une ressemblance troublante avec celui de Kurt Cobain (au risque de me mettre à dos tous les fans convaincus de Nirvana). L'écoute de « Death to Birth », balade en forme de lettre d'adieu aux paroles d'une tristesse mortelle (en particulier le message It's a long lonely journey from death to birth qui sert de refrain), devrait convaincre jusqu'aux plus dubitatifs. Reste que Michael Pitt devra, encore plus après ce film, prouver qu'il peut se détacher de l'image de Kurt Cobain qui risque de lui coller pour de bon à la peau. On attend donc la sortie prochaine du premier album de son groupe Pagoda House of worship avec une impatience mêlée de crainte.

Les morceaux marqués du nouveau label de qualité « Michael Pitt » ne doivent pas pourtant faire de l'ombre aux grands noms appelés en renfort pour cette bande originale, comme les Velvet Underground dont l'apparition derrière un nuage d'opium pour « Venus in Furs » ne laisse pas de marbre. On remercie par ailleurs Gus Van Sant de s'être associé à Thurston Moore de Sonic Youth pour la musique « pour éviter qu'on se ridiculise » selon ses propres termes, et pour les deux morceaux plus hard, d'avoir laissé travailler The Hermitt. Si dans le film la musique est finalement moins utilisée que ce qu'on aurait pu attendre au regard du thème, on se rend donc compte de toute son importance quand on écoute la bande originale, reflet parfait des différentes ambiances de l'errance du chanteur – de la totale perte des repères au désespoir.

À l'opposé de ces bonnes nouvelles, il faut tout de même mentionner la mauvaise blague de ce CD – ou le coup bas au choix –, qui montre à quel point parfois les bande originales pèchent par leur incohérence. Oui, on veut bien revivre le film avec sa musique mais le « Believe » de Tenlons fort, sorti tout droit d'un passé de boys band révolu, fait mal aux oreilles. C'est finalement là un exemple extrême de ce qu'est la dernière partie de cette bande originale. Les ch½urs et les chants psalmodiés de Hildegard Westerkamp n'aident pas à rattraper l'intérêt de cette partie. La musique concrète, soit une branche de musique expérimentale à base de sons naturels, avait été utilisée par Gus Van Sant dans le film pour transcrire au mieux le trouble de l'esprit de Blake. Mission réussie à la perfection dans le film mais force est de constater qu'on se laisse peut envahir par ces sons de cloche sans le support du long-métrage.

Track listing

1. PAGODA - Death to Birth
2. VELVET UNDERGROUND - Venus in Furs
3. MICHAEL PITT - That Day
4. THE HERMITT - A Pointless Ride (Version Studio)
5. PAGODA - Fetus
6. MICHAEL PITT - Death to Birth
7. THE HERMITT - Seen As None
8. MIRROR/DASH - Electric Pen
9. UNTITLED - Lukas Haas
10. TENLONS FORT-Believe
11. THE KING'S SINGERS - La Guerre
12. HILDEGARD WESTERKAMP - Türen der Wahrnehmung (Doors of Perception)


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# Posté le lundi 06 juin 2005 05:18

Gus Van Sant

Gus Van Sant
Gus Van Sant est le realisateur de last day , j'ai pensé qu'une petite biographie de lui serais la bienvenus pour ceux qui ne le connaisse pas :

Passionné de peinture dès son plus jeune âge, Gus Van Sant est diplômé de la Rhode Island School of Design en 1970. Après avoir voyagé plusieurs années en Europe, il s'installe en 1976 à Los Angeles, où il se prend bientôt d'affection pour la population marginale, source d'inspiration de plusieurs de ses films.

Assistant de production auprès de Ken Shapiro, et auteur de nombreux courts, Van Sant réalise et produit en 1985 son premier long métrage, Mala Noche, romance homosexuelle filmée en 16 mm et en noir blanc, primée par l'Association des critiques de Los Angeles. Courtisé par Universal, le réalisateur choisit pourtant de partir à Portland où il peut enfin concrétiser d'anciens projets de films. Contant la dérive d'une bande de junkies dans Drugstore cowboy (1989), inspiré de l'univers de Burroughs, il brosse le portrait de deux prostitués dans My Own Private Idaho (1992). Avec ces deux oeuvres très personnelles, dans lesquelles brillent Matt Dillon, River Phoenix et Keanu Reeves, Van Sant s'impose comme l'un des cinéastes indépendants les plus originaux et prometteurs.

Après l'échec du psychédélique Even cowgirls get the blues, Van Sant tourne pour la Columbia Prête à tout, satire féroce qui vaut à Nicole Kidman le Golden Globe de la Meilleure actrice en 1996. La notoriété du cinéaste grandit encore avec le succès critique et public de Will hunting. Suivant le parcours d'un jeune délinquant sauvé par un professeur de maths, cette chronique est récompensée par deux Oscars, dont l'un attribué aux scénaristes en herbe Matt Damon et Ben Affleck. Sur un thème voisin, Van Sant signera en 2000 A la rencontre de Forrester avec Sean Connery.

Se réclamant de Chantal Akerman et Bela Tarr, Gus Van Sant se tourne ensuite vers un cinéma plus expérimental : après un intrigant remake plan par plan (et en couleur) du Psychose d' Hitchcock en 1998, il signe trois oeuvres méditatives inspirées de faits divers réels, et qui sont autant de réflexions sur l'adolescence : Gerry (2002), ou l'hypnotique traversée de deux amis dans le désert californien, Elephant, évocation de la tuerie du lycée de Columbine, qui obtient la Palme d'or et le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2003, et Last days (2005), dans lequel il explore la fascination exercée par le suicide de l'icône grunge Kurt Cobain.


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# Posté le lundi 06 juin 2005 05:12